|
|
Présentation de l’éditeur C’est un garçon de café. Il travaille à Asnières, près du tunnel de la gare. Il voit les voyageurs, toujours pressés, longer le café. Parfois ils entrent. Certains clients, Pierre les aime bien : le jeune homme vêtu de noir qui ne boit que de la bière en lisant Primo Lévi ; la femme « perdue dans sa beauté » qu’il ne verra qu’une fois ; celui qui se déshabille pour aller se jeter dans la Seine après les soirées bien arrosées… Et puis il y a la serveuse, Sabrina, une fille courageuse, toujours pimpante pour ses deux enfants qu’elle élève seule. Il aurait pu l’aimer, peut-être, mais il y a si longtemps qu’il n’a pas emmené une femme dans son studio… |
Dominique Fabre
Il est né en 1960 à Paris. Il a exercé divers métiers, en France et aux Etats-Unis. En 1995 il signe son premier roman, « Moi aussi un jour j’irai loin ». Suivront, entre autres, « Fantômes » (2001), « Pour une femme de son âge » (2004), « Le perron » (2006) et « Les types comme moi » (2007).
Mon avis
Dominique Fabre fait partie des auteurs qui viendront pour une séance de débat – dédicace à Blois le 3 novembre. Parmi les romans qu’il a écrit, « La serveuse était nouvelle » était le seul disponible chez mon libraire. Alors allons-y : la couverture est jolie (illustration de Séverin Millet), l’édition Pocket « Nouvelles voix » me plait et le commentaire de Gérard Pussey pour le magasine « Elle » sur la quatrième de couverture est alléchant : « C’est tout Fabre, cette tendresse, cette empathie, cette ouverture vers le rêve. (…) Une petite réussite de simplicité, de justesse ».
Me voilà donc en début de soirée avec la ferme intention de découvrir qui est cette nouvelle serveuse…mais celle-ci n’est finalement que peu présente. Elle apparaît dans le titre et dans la première phrase du roman mais très vite, elle « disparaît » dans le décor. En fait, ce roman ne nous parle pas de cette nouvelle serveuse, mais plutôt de l’ancienne, en arrêt maladie, du patron du bar « Le Cercle », près de la gare d’Asnières et de sa femme avec qui les relations sont un peu… distendues. On observe ce petit monde à travers les yeux de Pierre, garçon de café depuis des années, qui vit entouré de tous ses clients la journée mais qui est bien seul le soir. Qu’il a l’air gentil ce Pierre !
Ce roman est effectivement écrit avec beaucoup de tendresse, de simplicité et de justesse mais deux heures après le début de ma lecture, c’est déjà fini ! Dommage…