|
|
Quatrième de couverture
La pièce montée arrive, sur un plateau immense porté par deux serveurs. Vincent voit osciller au rythme de leur marche cette tour de Babel en choux à la crème, surmontée du traditionnel couple de mariés. Il se dit : C’est moi, ce petit bonhomme, tout en haut. C’est moi. Il se demande qui a pu inventer un gâteau aussi ridicule. Cette pyramide grotesque ponctuée de petits grains de sucre argentés, de feuilles de pain azyme vert pistache et de roses en pâte d’amandes, cette monstruosité pâtissière sur son socle de nougatine. Et ce couple de mariés perché au sommet, qu’est-ce qu’il symbolise au juste ? |
Blandine Le Callet
Elle est née en 1969. Elle est mariée et mère de trois enfants. Maître de conférence à l’université Paris – XII, elle poursuit des recherches en philosophie ancienne et littérature latine sur les monstres dans la Rome antique (elle a d’ailleurs publié un essai : Rome et ses monstres, Editions J. Millon, 2005). Elle habite aujourd’hui en région parisienne et Une pièce montée est son premier roman.
L’histoire :
Ce roman nous emmène au mariage de Bérengère et Vincent. On assiste à la cérémonie et à la fête qui suit à travers le regard de 9 personnes différentes : la mariée et le marié bien sûr mais aussi sept autres invités, amenant chacun sa vision de l’évènement. De la sœur de la mariée à un collègue qui ne sait finalement pas trop pourquoi il est là en passant par la grand-mère ou le prêtre, on apprend beaucoup sur Bérengère, sur sa famille et sur sa vision de ce grand jour. De Vincent, on n’apprend finalement pas grand-chose mais on assiste à son désarroi face aux problèmes purement logistiques que sont le choix de la vaisselle qui figurera sur la liste de mariage ou la couleur des vêtements des enfants d’honneur.
Mon avis :
Cela fait un moment que la couverture de ce roman attire mon regard, mais en pleine préparation de mon mariage (qui a eu lieu le 7 juillet 2007), la quatrième de couverture m’a fait penser qu’il valait mieux attendre un peu avant de commencer sa lecture ! Maintenant que celle-ci est terminée, je peux dire que ce premier roman de Blandine Le Callet est pour moi une vraie réussite. En 250 pages, elle a réussi à tracer le portrait de n’importe quelle famille. Ce roman est tantôt drôle, tantôt triste, mélange le ridicule, l’injustice, la tendresse, l’amour, la surprise (bonne ou mauvaise) fait remonter des secrets et des non-dits à la surface, sur un fond de fête familiale…
En bref, j’ai passé un très bon moment tout en finesse !
J’ai beaucoup aimé ce roman et notamment sa tonalité un brin cynique… Seule la fin – un peu trop gentille étant donné le reste du roman – m’a un tout petit peu déçue !
Aelys, je viens d’aller sur ton blog lire ton billet sur ce roman. Je dois avouer que, comme toi, “j’y ai retrouvé plusieurs idées que je me ” faisais “du mariage”. Je parle à l’imparfait parce que la préparation de mon mariage m’a fait changer d’avis. J’ai même échappé au cortège avec les petites filles déguisées en meringue et à la liste de mariage ringarde sans problème!
Je pense que j’aurais aimé ton mariage du coup ! (rires)