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Présentation de l’éditeur Chez un notaire, à la faveur d’une donation, une jeune femme se penche sur son passé.Les souvenirs et les blessures de l’enfance remontent en même temps que les interrogations. Peut-il y avoir une corrélation entre la maladie de sa mère, qui a toujours souffert de psychose maniaco-dépressive, et la façon dont elle-même a mené jusqu’ici sa propre vie, envisagé son parcours professionnel, élevé ses enfants ? Se peut-il qu’un simple gène défaillant dans un cerveau qui n’est pas le vôtre conditionne non seulement votre existence et votre personnalité, mais aussi, peut-être, celle d’une partie de votre descendance ? Est-ce cela aussi l’héritage, la «donation» ? Vient-on au monde avec l’histoire de ses parents? Le récit s’articule autour d’un va-et-vient dans le temps où les images du passé s’éclairent à la lumière du présent. En trente courtes séquences, Florence Noiville livre ici un roman poignant sur la transmission. Ce texte fort et sincère résonne profondément en chacun de nous, parent ou enfant. |
Florence Noiville
Elle est journaliste, rédactrice en chef adjointe au Monde. Elle a publié en 2003 Isaac B. Singer (prix du Récit biographique), chez Stock. Elle est aussi l’auteur de nombreux ouvrages pour la jeunesse. La donation est son premier roman.
Mon avis
J’avoue ne m’être jamais vraiment penchée sur la définition du mot « roman ». Naïvement, pour moi, un roman c’est un récit récréatif, qui nous fait rencontrer de nouveaux personnages et de nouvelles de contrées, c’est un moyen de s’évader en se laissant porter de page en page… Mais dès les premières lignes de « La donation » j’ai compris qu’il s’agissait ici d’autre chose. Je suis donc allée lire la définition du mot « roman » dans mon Larousse encyclopédique en couleurs :
« Roman – nom masculin – œuvre d’imagination constituée par un récit en prose d’une certaine longueur, dont l’intérêt est dans la narration d’aventures, l’étude de mœurs ou de caractères, l’analyse de sentiments ou de passions. »
Et bien ici, je ne suis manifestement pas dans la (simple) narration d’aventures. Plongée dans les souvenirs et les interrogations d’une femme dont l’enfance et l’adolescence ont été rythmées par les crises et les hospitalisations d’une mère maniaco-dépressive, j’ai été touchée d’une façon indescriptible par ce premier roman de Florence Noiville. Voilà ce qu’on peut lire sur son enfance :
« Je me fondais dans le décor, je retenais mon souffle, je me tuais à me taire. C’était ma façon d’aider, arrêter de respirer, me gommer moi-même. A l’époque, je n’en voyais pas d’autre ».
Puis sur son adolescence :
Quand j’ai changé de prénom, « j’étais fière. J’avais manifesté mon libre arbitre. Décidé pour moi-même, cassé un cycle infernal, qui sait ? Bref, j’avais été libre (…) Mais ça n’a rien changé ».
Le questionnement auquel elle arrive est lui aussi interpellant : « comme on acquiert une terre, un fonds, peut-on recevoir en partage ce que les médecins appellent un « terrain » dépressif ? » (…) « Comment un enfant vit-il la dépression de sa mère ? Quelles empreintes cela laisse t’il sur lui ? Comment y survit-il ? Et comment cela façonne t’il la relation qu’il aura plus tard avec ses propres enfants ? ».
Existe t’il une réponse à ces questions ? Ces trois extraits sont un début de réponse et personnellement, je n’arrive pas à y être indifférente :
« Une mère et une fille, quelle horrible et affreuse combinaison de désarroi, de sentiment et de destruction. Tout est possible au nom de la sollicitude, de l’affection, de l’amour. »
« Tout cela nous accompagne, nous noue le ventre, ne nous quitte jamais vraiment. »
« Ma mère m’a donc donné tout ça en vrac, le bon, le mauvais, le clair, l’obscur, à son insu. »
Plus je parle de ce livre, plus il provoque de sentiments en moi… alors pour résumer : je retiens les mots touchant, poignant, émouvant…
Un petit clin d’œil à l’éditeur
STOCK utilise des papiers composés de fibres naturelles renouvelables, recyclables et fabriquées à partir de bois issus des forets qui adoptent un système d’aménagement durable.
Ca a l’air très bien comme livre, mais je ne sais pas pourquoi, je crois que ce n’est pas pour moi. Je crois que je ne suis pas dans une période propice pour lire ce genre de choses. Une autre fois, peut-être!
Tu as rasion Karine, il faut choisir le bon moment pour lire ce roman. C’est beau mais, selon le vécu de chacun, cela peut être un peu perturbant si le moment est mal choisi. Il me tarde maintenant de rencontrer l’auteur samedi.