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Présentation de l’éditeur : « Avais-je le choix ? » est un hymne à toutes les femmes qui subissent, à toutes celles qui ont souffert sous les coups, les trahisons et le cynisme des hommes qui humilient, contraignent ou asservissent sous le couvert d’une prétendue tradition. Un hymne au nom de la vérité. Cette biographie de Ghachoi Dyane, est un livre poignant, où la réalité psychologique des êtres se révèle, mise à nu, dans toute sa violence et son absurdité. Les turpitudes et l’hypocrisie d’un Islam « réinventé » par certains où l’égoïsme et l’intérêt se confondent dans l’humiliation et l’offense. Mais face à ces vies brisées, ces blessures du cœur et de l’âme, malgré tout s’élève le refus du mal et la foi en la vie.“En sortant avec le passeport, son père n’ajoute que ces mots : “Désormais, tu ne t’appelles plus Ghachoi mais Saadia..,. je t’interdis de te retourner si quelqu’un t’interpelle dans la rue et surtout… personne ne doit savoir! Jamais ! Mets-toi dans la tête que Ghachoi est morte.” |
L’histoire
C’est l’histoire (vraie) d’une petite fille marocaine Ghachoi dont l’enfance, l’adolescence et les premiers pas dans l’âge adulte vont être marqués à tout jamais par la violence.
Sa mère meurt d’épuisement alors qu’elle n’a que trois ans. C’est alors qu’elle va être vendue à une famille, et séparée de son frère et de ses sœurs. Après neuf années de sévices et de torture physique et morale quotidienne, elle arrive à fuir ses tortionnaires. Après un passage très rapide dans un orphelinat elle va retrouver un peu de réconfort auprès de sa grand mère. Mais le répit ne sera que de courte durée parce que Ghachoi a un énorme désavantage : elle est née fille et n’est donc considérée que comme une bouche à nourrir, une de trop. Ghachoi a 13 ans quand son père lui trouve un mari en France, Nabil, de 17 ans son aîné. Elle est trop jeune pour se marier mais il va trouver une parade infaillible : lui donner l’identité de sa sœur aînée, Saadia. Dépossédée de sa propre identité, elle met tout de même tous ses espoirs dans cette arrivée en France qu’elle voit comme une porte de sortie d’une existence si difficile pour les femmes au Maroc. Mais encore une fois, le sort s’acharne : en France, elle a les mêmes droits qu’au Maroc : se taire et être battue et soumise…
Mon avis
Dire que ce roman autobiographique est poignant serait complètement insignifiant face à la force de ce récit ! Mon esprit de femme occidentale a vraiment été mis à rude épreuve! Ce qui m’a beaucoup surpris, ce sont les mots de Saadia Dyane : ils sont aussi doux que les sévices qu’elle a subi sont durs. Malgré l’enfer qu’a été sa vie d’enfant au Maroc et celle d’adulte en France, Saadia a toujours gardé « la force et le courage d’avancer sans jamais faiblir, sans jamais haïr, sans jamais baisser les bras, en espérant toujours un coin de ciel bleu ». Cette force de caractère m’a vraiment interpellée tout au long du roman. Evidemment, « Avais-je le choix » n’est pas un roman que l’on lit à la légère, et qu’on repose dans un coin pour passer à la lecture du suivant.
Le 24 novembre, Saadia Dyane, sera à Blois pour le deuxième rendez-vous de l’Ivre de lecture, elle pourra donc nous dire si aujourd’hui, elle a retrouvé sa véritable identité, celle que sa mère lui a donnée ? Elle pourra nous expliquer comment on peut se sentir coupable alors que l’on est une victime ? Elle pourra aussi nous décrire le rôle de l’écriture dans son parcours, a-t-elle réussi, grâce à ce livre, à naître une seconde fois ? Et enfin, elle pourra confier à la petite occidentale que je suis, l’endroit où elle a trouvé cette force pour avancer.
Je trouve ça tellement difficile à lire, ce genre de livre autobiographique… Peut-être suis-je en train de jouer à l’autruche mais je préfère la fiction et, généralement, j’évite, malgré les bons commentaires!!!
Karine: difficile, c’est le bon mot! J’avoue que de moi même, je me dirige peu (voire pas) vers ce genre d’ouvrage. Mais c’est ce qui m’a plu dans ce projet de café littéraire, ça me permet de découvrir de nouveaux horizons avec à la clef une rencontre avec l’auteur. Mais après les quelques ouvrages qu’il me reste à lire dans cette optique, je me remettrai à la fiction! Avec un Anne Perry très certainement (nouveau pour moi!).
C’est vrai que c’est une bonne idée, ce café littéraire! J’aime beaucoup rencontrer les auteurs et avoir le temps de discuter un peu. C’est toujours enrichissant!
bonjour,
je vois que tu as déja lu les livres que je t’ai donné.
tu sais pour saadia je l’ai lu dans la file d’attente d’amélie nothomb au salon de paris.
j’ai eu la même impression que toi,mais attends de la rencontrer……
peux-tu me redonner ton mail sur le mien.
que je te donne les dossiers de presse des auteurs
merci encore de ton aide
l’ivre de lecture
salut ,
Je suis en 2nd j’ai lu ce livre pour un projet de francophonie , et je l’ai trouvé vraiment genial . Tous est vrai et ça se sens . Je le relirais des centaines de fois car il est tellement poignand …
Felicitation a l’auteur et je suis fière de celle qui a vecu cette histoire .
Perchée sur ma chaise haute, le visage au-dessus de ma table à dessin – mon bureau à moi -, j’ai attrapé un livre qui trônait là, premier d’une pile rangée dans un coin, il me tendait les bras.
C’était “avais-je le choix” de Saadia Dyane. Alors je l’ai ouvert, pour ne plus le lâcher jusqu’à sa fin, jusqu’au dernier mot de sa fin… Mon bureau, cette fameuse table à dessin ne fut plus que lac et surface inondée… j’étais éprise de soubresaults… L’histoire de Ghachoi me saisissait, prenait mon bureau tout entier… laissant ses traces indélébiles, même dans mon cœur. Je vous raconte cela, cela fait six mois que je l’ai lu ce livre… En silence je pense toujours à elle, à Ghachoi, à ces femmes ou petites filles. Je leur porte mon affection, pensant les comprendre, franchement je les soutiens. En tout cas, Bravo d’écrire, bravo, c’est si difficile mais utile. Les petites occidentales, les ados, les femmes d’ici pouvant souffler d’avoir une vie plus tranquille, du moins souvent plus facile.
Ghachoi, si je te rencontrais tu sais, je te ferais une caresse sur ta joue, tu sais, un peu comme ta maman l’aurait sans doute fait, te soufflant à l’oreille : “allons, tout ceci est fini maintenant, désormais”, te souhaitant du fond du coeur d’être enfin heureuse, libérée, pour toujours heureuse maintenant !” Emmanuelle
Je soussignee , ayant pris connaissance de l’histoire de Saadya/Ghachoi,la soutient totalement dans sa demarche et pries le tribunal de prendre enfin toutes les decisions utiles lui permettant de retrouver sa veritable identite
Dupont
Sylvie
12 chemin de colovrex 01210 Ferney- Voltaire
dup.sylvie@wanadoo.fr
Beau livre, un histoire de fou.
Courage et j’espère que justice sera faite.
Tout mon soutien.
aKa