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Quatrième de couverture
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L’histoire
L’annonce de la mort imminente du prix Nobel de littérature, Prétextat Tach, déchaîne la passion des journalistes qui affluent du monde entier pour décrocher une interview. Rares sont ceux qui l’ont approché, encore plus rares sont ceux qui survivent au rouleau compresseur qu’est cet homme.
Hygiène de l’assassin retranscrit les interviews de cinq de ces journalistes. Les quatre premiers, gorgés d’orgueil et manifestement incompétents, sont très vite éconduits par ce monstre (monstre de littérature et monstre tout court) alors que Nina, la seule à avoir lu l’œuvre de Tach, parvient à affronter son mépris et son sadisme tout en le forçant à révéler son mystérieux passé.
Mon avis
Hygiène de l’assassin est le premier roman d’Amélie Nothomb. A sa sortie, ce fut l’événement ! Je viens de comprendre pourquoi.
D’abord, le style : corrosif à souhait ! Les mots d’Amélie sont nets, tranchants, ironiques, sans bavure ! J’y ai trouvé beaucoup d’humour (souvent noir, certes) et beaucoup de finesse dans l’écriture.
Ensuite, l’intrigue : originale ! Pendant les 80 premières pages j’ai assisté avec un certain plaisir à la mise au tapis par un vieillard cinglant, odieux et cynique de ces quatre hommes journalistes. A ce stade, totalement conquise par l’histoire de ce prix Nobel de littérature, le roman prend une autre tournure : la cinquième interview commence et ce vieux misogyne se doit de répondre à une femme qui lui tient tête. C’est alors que s’engage un duel verbal grandiose ! Cette femme ne se laisse à aucun moment prendre dans les filets du machisme et de la provocation personnifiés. Au contraire, elle pousse Tach dans ses retranchements et le dialogue devient interrogatoire.
Enfin, la forme : ce roman n’est quasiment qu’une suite de dialogues, tous aussi improbables les uns que les autres, et finalement au service d’une enquête. Amélie Nothomb ne vient-elle pas d’écrire un roman policier d’un nouveau genre ?
Même si très vite j’ai senti que Nina avait pris l’avantage dans ce bras de fer psychologique, je n’ai pu décrocher avant d’avoir atteint la dernière page ! Pour moi, voilà un très bon roman que ce premier Amélie Nothomb !
Wow, tu me donnes vraiment le goût de le lire… je ne savais pas trop de quoi ça parlait, même s’il est dans ma pile!!!
Karine: j’avoue que j’ai été agréablement surprise par hygiène de l’assassin! Moi non plus je ne savais pas trop de quoi ça parlait, puisque je me rends compte que je lis de moins en moins les quatrièmes de couverture avant de commencer un roman. Non seulement, il est original (sans doute comme tous les romans d’Amélie Nothomb) mais avec celui là, on ne se dit pas à chaque page: “Mais elle est folle!”. Je me suis vraiment laisée prendre au jeu.