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Quatrième de couverture La vie de Ben Bradford n’est qu’une vaste comédie : en apparence, c’est un père et un mari comblé, en réalité, il souffre de la froideur de son épouse. Brillant avocat envié par ses pairs, il ne rêvait que d’être photographe. Alors qu’il se persuade qu’il est heureux, il découvre que sa femme le trompe et, qui plus est, avec un photographe ! Anéanti, il supprime son rival. Que faire ? Se rendre ou fuir ? Ben choisit la fuite et recommence une nouvelle vie à l’autre bout des Etats-Unis en prenant l’identité de sa victime. |
L’histoire
Ben Bradford est un modèle de réussite sociale : la trentaine, un poste d’avocat, un salaire aussi gros que le cabinet de Wall Street dans lequel il travaille, une grosse voiture, une belle maison, une femme et deux beaux garçons. Résumons : il a tout pour être heureux. Sauf que cette vie, Ben a l’impression de l’avoir ratée. Il voulait être photographe, le voilà spécialiste des héritages et des testaments, son couple est au bord de l’implosion, il ne se sent pas exister, rien ne va plus. L’implosion qui menace ne tarde pas à se produire : Ben se rend compte que la froideur de son épouse n’a rien à voir avec la dépression postnatale qu’il imaginait et tout bascule…
Mon avis
Dans la première partie du livre, Douglas Kennedy décrit la vie d’un requin de Wall Street qui, enfermé dans sa banlieue luxueuse, souffre de s’être oublié. Les mots décrivent parfaitement le désespoir de cet homme devant les occasions qu’il a manquées, devant son rêve qu’il a laissé enfoui en lui même au profit d’une vie bien rangée à la réussite matérielle incontestable. Malgré quelques passages qui, pour moi, ont traîné un peu en longueur, je me suis facilement identifiée au personnage de Ben puisqu’on a tous, caché quelque part, un rêve de gosse !
Et c’est alors que tout bascule et qu’il n’est plus question de fermer le livre avant de l’avoir terminé ! Ben commet l’irréparable, s’enfuit, adopte une nouvelle identité, et commence la vie dont il a toujours rêvé…mais loin des siens… Au bonheur de se sentir exister et reconnu pour ses talents de photographe, s’ajoute la douleur de l’éloignement de ceux qu’il aime et la peur du fugitif.
L’écriture limpide de Douglas Kennedy se dote alors d’un atout supplémentaire : un suspense très bien maîtrisé. Les situations sont certes un peu incroyables mais sans que je sache pourquoi, la magie opère ! C’est alors qu’il faut réorganiser son emploi du temps parce que pris au piège de D. Kennedy, on ne peut plus s’arrêter !D’ordinaire très peu attirée par les auteurs (chanteurs, films…) qui font la Une, je dois admettre que la mécanique de Douglas Kennedy ne me laisse pas indifférente.
C’est drôlement attirant, tout ça!!! Je note!
Karine: ce n’est pas le premier Douglas Kennedy que je lis et je dois avouer que contrairement à toute attente, ses romans sont assez distrayants!
Je suis tout à fait d’accord avec ton commentaire!
J’ai beaucoup aimé ce roman, et également la plupart des Douglas Kennedy d’ailleurs.
Il y a un petit truc qui fait qu’on n’arrive pas à décrocher. Et pourtant, ce n’est pas de la grande littérature, mais c’est pour moi une valeur sûre.
Si j’emmène un Douglas en vacances, c’est un bon moment de lecture à coup sûr.
Dans le même genre, il y a Nicci French qui n’est pas mal non plus.
Virginie: Nicci French? Je ne connais pas… encore… Merci du tuyau!!! A bientôt
Je n’ai pas accroché à ce roman que je n’ai même pas fini ! Dès le début le héros du livre m’a agacé prodigieusement. Depuis je n’ai pas eu envie de lire à nouveau cet auteur.
Anjelica: ce n’est pas celui que j’ai préféré mais j’avoue que j’accroche bien au style de Douglas Kennedy, pour les jours où tout semble compliqué!
“Les charmes discrets de la vie conjugale” ne m’a pas vraiment convaincue. J’ai plutôt trouvé les personnages agaçants alors je passe pour le moment.
Bonne fin de soirée
Flo: “Les charmes discrets de la vie conjuguale” est le premier Douglas Kennedy que j’ai lu. Et j’avoue qu’avec celui là, le charme a opéré rapidement. En ce qui me concerne, j’ai bien aimé les personnages parce qu’ils paraissaient “vrais” (beaucoup plus que dans “L’homme qui voulait vivre sa vie” finalement). C’est d’ailleurs ce roman qui m’a donné envie d’en découvrir un peu plus sur Douglas Kennedy. Je pense que je continuerai à l’occasion. Si j’en trouve un qui, à coup sur, peut te réconcilier avec l’auteur, je te fais signe! A bientôt!