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Présentation de l’éditeur : |
L’histoire
C’est donc l’histoire d’un adolescent de quinze ans atteint d’une tumeur au cerveau. Mais plus que le récit d’un combat contre cette maladie terrible qu’est le cancer, ce roman est plutôt une autopsie de l’adolescence. Hospitalisé, Karl Vogel est, de fait, extrait de son environnement familial, et décide de dominer son corps en manipulant ceux qui l’entourent (des adolescents atteints du même mal que lui aux médecins, en passant par sa propre famille) et en décidant qui doit vivre et qui doit mourir. C’est donc l’histoire d’une plongée douloureuse dans l’adolescence, celle d’un garçon de quinze ans qui pour lutter se crée sa propre idéologie.
Mon avis
Quand j’ai lu la présentation de l’éditeur, je me suis dit : « le cancer, sujet difficile, on a tous été confrontés de plus ou moins près par cette maladie, ce roman ne va pas être facile à lire ». Je ne me suis vraiment pas trompée mais finalement, ce n’est absolument pas la maladie dont est atteint Karl qui rend ce roman dur. En effet, celle-ci m’apparaît plutôt comme un prétexte à l’expression des sentiments excessifs si significatifs de l’adolescence.
A travers la maladie qui rode en arrière plan, ce sont plutôt les transformations qui opèrent à ce moment de la vie qui sont décrites ici : les transformations physiques qui provoquent la sensation d’être un étranger dans une enveloppe corporelle qui n’est pas la sienne, le mal-être, la révolte contre tout et contre tous, le besoin de se forger une nouvelle identité, de s’affirmer, de manipuler l’entourage, de s’extraire des habitudes familiales, voire de rejeter tout ce qu’on pensait détenir …
Même si Karl, en plus d’être atteint par un cancer, subit tous les maux de l’adolescence, il ne m’inspire aucune compassion, et j’irai même jusqu’à dire qu’il est odieux. Aucune culpabilité ne se dessine chez moi face à ce sentiment que j’éprouve puisque j’ai l’impression que c’est ce que cherche Stéphanie Hochet ! Elle nous décrit un personnage qui rejette toute forme de pitié, le lecteur n’est donc pas entraîné vers ce sentiment que je trouve de toute façon si laid.
La seule bouffée d’air frais de ce roman est sa fin ; fin qui laisserait penser que quelques soient les phases que nous traversons, aussi inconfortables, aussi sombres ou aussi paradoxales soient elles, nous en tirons parti pour nous construire.
« Je ne connais pas ma force » est un donc un roman dense et difficile.
Stéphanie Hochet sera l’invitée de l’Ivre de lecture le 19 janvier 2008 et les questions fusent déjà dans mon esprit !
Ouuuffffffff
Je ne sais trop si ça m’intéresse, j’ai peur de trouver ça trop difficile! Je suis une horrible moumounne dans mes lectures, ces temps-ci!!!
)
Karine: “moumounne”, tu dis? C’est rigolo comme terme!
C’est sur qu’on est loin de la magie de noël…
deux après-midi de bonheur ce week-end : la rencontre avec Stéphanie Hochet, magnifique et la lecture de ce roman qui vous agrippe. Je suis resté un long moment après le mot “fin” à reprendre mes esprits…
Blup’s: Les échanges avec les auteurs, samedi, ont été nombreux et assez personnels, du coup, on n’aborde pas de la même façon le roman. Mais j’étais certaine que Stéphanie Hochet et “Je ne connais pas ma force” te feraient cet effet là. On adore ou on déteste mais on n’est pas indifférent.
Ah… ben il est là. Que je suis nulle ! Il faut lire le prochain maintenant. Et je me suis laissé dire qu’il fallait lire à tout prix “Le néant de Léon” et “L’apocalypse selon Embrun”.