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Présentation de l’éditeur : Un jeune écrivain, auteur de best-sellers, reçoit des lettres écrites par des adolescentes, toutes différentes, toutes folles de lui. Certaines veulent le rencontrer, d’autres se confier, d’autres encore coucher avec lui… Rien ne semble devoir nuancer leur passion, leurs exigences. Le jeune homme a par ailleurs une femme dans sa vie, mais celle-ci se trouve en prison, probablement pour des (petites) affaires de drogue. Son cœur est pris, il est mieux armé pour se défendre contre la horde qui s’offre à lui. L’écrivain a un ami, Mustapha, à qui il dit la vérité. Ces jeunes filles sont le plus souvent décevantes. De guerre lasse, il accepte de rencontrer deux d’entre elles – les plus insistantes –, mais quand il les voit, il tente d’y échapper en prétextant qu’il aime les garçons et que, d’ailleurs, il a une aventure avec Mustapha. Furieuses et déçues, les filles s’en vont et couchent ensemble. Plus tard, elles lui raconteront afin d’exciter sa jalousie… Les lettres de ces jeunes femmes alternent avec les considérations personnelles de l’écrivain de plus en plus lointain et, bien que flatté, vaguement écœuré par la jeunesse, la faiblesse, les excès des filles… Se fondant sur un phénomène très répandu, le courrier féminin des écrivains célèbres, Stéphanie Hochet écrit une comédie moderne par son style et son vocabulaire. C’est le procès ironique et drôle d’une jeunesse grisée au-delà de toute raison par le vedettariat. |
Mon avis
Après avoir lu deux romans de Stéphanie Hochet, j’ai décidé de m’attarder sur son premier. D’autant plus que le bandeau orange sur la couverture blanche annonçait : « un premier roman déluré, espiègle et moqueur sur quelques jeunes filles d’aujourd’hui » et tout ceci signé… Amélie Nothomb. De ce fait, les mots « déluré », « espiègle » et « moqueur » prennent tout leur sens !
« Moutarde douce » met en scène le ridicule : le ridicule de jeunes femmes qui se lancent dans une correspondance acharnée et très personnelle avec un écrivain et le ridicule de cet écrivain qui leur répond, même si bien souvent ce qu’il reçoit est dénué de tout bon sens. Si bien que « Moutarde douce » est un roman frais, drôle et vivant.
J’ai assisté amusée à cet échange de lettres où les quiproquos et les incompréhensions vont bon train. J’ai aimé quand, à bout de patience, l’écrivain toujours si dévoué devient incisif : le ton change, mais l’effet reste le même, tout prête à sourire, voire à rire.A la façon d’Amélie Nothomb, le ton sarcastique, ironique et ambigu de Stéphanie Hochet fait passer un agréable moment.
Reste à espérer qu’en tant que fervente lectrice, je ne frôle pas le ridicule de si près !!!
Encore un auteur à découvrir !
Flo: elle commence à faire fureur Stéphanie Hochet. Je l’ai découverte grâce au café littéraire que je co-anime et j’avoue que je me suis laissée prendre au jeu assez facilement!
Oh non tu ne frises pas le ridicule ! Bien loin de là !
J’avais également beaucoup aimé ce premier roman, ma première rencontre avec cet auteur, j’ai ensuite lu l’ensemble de ses romans avec impatience.
Mais je n’ai pas aimé le deuxième…
Clarabel: merci pour ta première phrase…!
Je vais bientôt me lancer dans ce livre et je reviendrai lire ton avis !
Mais non tu n’es pas ridicule pour un sou !
Il faut lire “Je ne connais pas ma force” du même auteur. Et sachez qu’elle sort un nouveau roman le 14 janvier 2009, c’est inscrit sur son space. Il s’intitulera “Combat de l’amour et de la faim”; Tout un programme qui à mon avis, sera merveilleusement traité par cette jeune écrivaine, en passe de devenir un grand nom de la littérature française. C’est sans aucun doute un écrivain à suivre.