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Ca y est, la trêve est terminée… Bonjour 2008 et bonne année à toutes et à tous!

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Quatrième de couverture :
« En passant de l’enfance à l’adolescence, ton caractère avait doublé d’égoïsme. Je ne dis pas que tu étais une personne malsaine, je dis que ta présence écrasante forçait les autres à comparer leur destin au tien, comparaison qui déprimait. Comment pouvait-on ne pas s’attrister de n’être pas toi ? Toute existence semblait terne, salement humble en regard de la tienne ; ça criait vengeance au ciel ? »

 L’histoire
« Les infernales » retrace la vie de Jessica et Camille. Enfants, ces deux jeunes filles évoluent dans la même école, se croisent même sur un casting mais ne se ressemblent en rien. A l’adolescence, elles fréquentent le même collège mais alors que Jessica attire tous les regards et ne se montre qu’en compagnie des personnes qui ont la cote, Camille et son physique androgyne se fait discrète tout en jalousant secrètement cette fille à qui tout semble réussir. C’est alors que les chemins de ces deux adolescentes vont se séparer et ce n’est que plusieurs années plus tard que Camille et Jessica vont se retrouver. Leur relation va reprendre mais les rôles vont changer… 

Mon avis
La première partie du roman m’a semblé un peu longue : le quotidien de ces deux enfants que tout oppose est certes bien décrit mais très vite je me suis demandé où tout cela allait-il me mener.
C’est dans la seconde partie du roman que premièrement, j’ai eu la réponse à cette question et deuxièmement, je me suis régalée. Quand à l’âge adulte, Camille et Jessica se retrouvent, la vie et ses événements les ont inévitablement transformées. Je me suis retrouvée suspendue aux pages de ce roman pour enfin découvrir ce qui avait fait changer Jessica : qu’avait-il pu se passer dans la vie de cette adolescente bien dans sa peau pour qu’elle devienne si terne ?Leurs retrouvailles sont plutôt amusantes : très vite on comprend qui va prendre le dessus et les remarques de Camille sont plutôt cinglantes et sans retenue. Après un début de relation chaotique, ces deux jeunes femmes qui ont finalement trouvé un « terrain d’entente » vont vivre ensemble mais c’est alors que mon sentiment pour chacune des héroïnes change. Camille s’octroie tous les droits pendant que Jessica les accepte. Camille devient un écrivain à grand succès pendant que Jessica reste dans l’ombre. Finalement celle qui m’agaçait me devient sympathique et vice et versa.   

Le roman commence et se termine par cette phrase : « on se trompe souvent de personne à détester. »  A méditer !

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Quatrième de couverture :
« Maintenant, nous allons vivre dans la clandestinité, voilà exactement ce que ma mère a dit. Pour la trappe dans le plafond, je ne dirai rien, même si on venait à me faire très mal.Je n’ai que sept ans mais j’ai compris à quel point il est important de se taire. »Née en 1968, Laura Alcoba a vécu en Argentine jusqu’à l’âge de dix ans. Dans Manèges, elle évoque un épisode de son enfance.

 L’histoire
L’histoire se passe en 1975, en Argentine, pays marqué depuis de nombreuses années par une série de coups d’Etat. « Manèges » retranscrit la voix de l’auteur, alors âgée de sept ans. Ses parents, fervents militants contre le régime en place, appartiennent au mouvement des Montoneros. Mais voilà que le temps de la clandestinité est devenu obligatoire pour ces opposants activement recherchés par les hommes des commandos de l’Alianza Anticomunista Argentina. Alors que de nombreux Montoneros sont arrêtés ou tués, son père est mis en prison. C’est alors qu’une nouvelle vie commence, une vie clandestine, aux côtés de Diana et Cacho, dans une maison où un élevage de lapins cache une activité parallèle interdite et extrêmement dangereuse : l’impression de centaines d’exemplaires  d’Evita Montonera, le journal des opposants. Dès lors, la peur ne quittera plus le paysage.  

Mon avis
C’est à la suite d’un voyage en Argentine en 2003 que Laura Alcoba ressent le besoin de revenir sur cet épisode de son enfance. En se plaçant volontairement à hauteur d’enfant, le récit des évènements terribles qui ont marqué l’Argentine est beaucoup moins violent que je ne l’aurais imaginé. C’est finalement dans les dernières pages du roman que l’ambiance devient pour moi pesante. Le regard enfantin a laissé la place aux non-dits des adultes, aux questions sans réponses d’une petite fille devenue grande et à la trahison de ceux qu’on croyait pourtant connaître.Ce roman est émouvant sans être larmoyant et ce témoignage est bouleversant. « Manèges »  est le premier roman de Laura Alcoba qui sera l’invitée de l’Ivre de lecture le 19 janvier 2008.

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Présentation de l’éditeur :
À quinze ans, Karl Vogel est atteint d’une tumeur au cerveau. Sa mère le conduit à l’hôpital avec la tête d’une femme qui va perdre son fils. Et lui ne sait pas où trouver la force de lui donner tort. Il subit des traitements lourds – chimiothérapie et radiothérapie – mais connaît quelques moments de rémission durant lesquels il s’interroge sur son corps. Le garçon a hérité de la fascination de son père pour la Grande Guerre, champ de bataille sur lequel il fantasme ses exploits. Mais bientôt il s’intéresse aux musculatures d’athlètes. Sa passion va dès lors à l’idéologie nazie dans laquelle il voit une réalisation de la volonté de puissance. Il décide de devenir le Führer de son corps. Sa rage de guérir déclenche sa volonté de domination. Mais celle-ci ne va pas se limiter à son organisme malade. Mettant en pratique sa nouvelle foi, il décide d’« agrandir son territoire », fait des conquêtes parmi les autres patients, les abandonne, décide qui doit vivre et mourir.

L’histoire
C’est donc l’histoire d’un adolescent de quinze ans atteint d’une tumeur au cerveau. Mais plus que le récit d’un combat contre cette maladie terrible qu’est le cancer, ce roman est plutôt une autopsie de l’adolescence. Hospitalisé, Karl Vogel est, de fait, extrait de son environnement familial, et décide de dominer son corps en manipulant ceux qui l’entourent (des adolescents atteints du même mal que lui aux médecins, en passant par sa propre famille) et en décidant qui doit vivre et qui doit mourir. C’est donc l’histoire d’une plongée douloureuse dans l’adolescence, celle d’un garçon de quinze ans qui pour lutter se crée sa propre idéologie.

Mon avis
Quand j’ai lu la présentation de l’éditeur, je me suis dit : « le cancer, sujet difficile, on a tous été confrontés de plus ou moins près par cette maladie, ce roman ne va pas être facile à lire ». Je ne me suis vraiment pas trompée mais finalement, ce n’est absolument pas la maladie dont est atteint Karl qui rend ce roman dur. En effet, celle-ci m’apparaît plutôt comme un prétexte à l’expression des sentiments excessifs si significatifs de l’adolescence.

A travers la maladie qui rode en arrière plan, ce sont plutôt les transformations qui opèrent à ce moment de la vie qui sont décrites ici : les transformations physiques qui provoquent la sensation d’être un étranger dans une enveloppe corporelle qui n’est pas la sienne, le mal-être, la révolte contre tout et contre tous, le besoin de se forger une nouvelle identité, de s’affirmer, de manipuler l’entourage, de s’extraire des habitudes familiales, voire de rejeter tout ce qu’on pensait détenir …

Même si Karl, en plus d’être atteint par un cancer, subit tous les maux de l’adolescence, il ne m’inspire aucune compassion, et j’irai même jusqu’à dire qu’il est odieux. Aucune culpabilité ne se dessine chez moi face à ce sentiment que j’éprouve puisque j’ai l’impression que c’est ce que cherche Stéphanie Hochet ! Elle nous décrit un personnage qui rejette toute forme de pitié, le lecteur n’est donc pas entraîné vers ce sentiment que je trouve de toute façon si laid.

La seule bouffée d’air frais de ce roman est sa fin ; fin qui laisserait penser que quelques soient les phases que nous traversons, aussi inconfortables, aussi sombres ou aussi paradoxales soient elles, nous en tirons parti pour nous construire.

« Je ne connais pas ma force » est un donc un roman dense et difficile.
Stéphanie Hochet sera l’invitée de l’Ivre de lecture le 19 janvier 2008 et les questions fusent déjà dans mon esprit !

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Pour le troisième rendez-vous de l’Ivre de lecture, nous avions le privilège de recevoir Macha Méril et Philippe Lorin qui ont collaboré pour donner jour au magnifique album « Sur les pas de Colette » (Editions Presse de la Renaissance). 

Une interview téléphonique pour une radio locale et une séance de dédicaces à la Maison de la Presse de Vendôme plus tard, Macha Méril et Philippe Lorin arrivent (enfin) au Velvet Jazz Lounge où un public éclectique les attend avec impatience. Certains sont venus pour la voir, d’autres pour parler de Colette, d’autres pour faire dédicacer l’album qu’ils veulent offrir à l’occasion des fêtes de noël… Et puis, il y a les habitués du Velvet ainsi que les propriétaires des lieux, toujours très enthousiastes, rassurants et encourageants…

Les échanges qui ont suivi n’ont pas seulement été intéressants, ils ont également été surprenants, enrichissants et amusants ! Après avoir chanté quelques notes pour décrire si bien ce lieux atypique qu’est le Velvet, Macha Méril nous a parlé de son attachement particulier à cette grande dame qu’était Colette. Son admiration est palpable et elle nous avoue devoir beaucoup à cette femme. Vingt ans se sont écoulés entre le moment où elle a incarné Colette pour la télévision (les quatre épisodes figurent sur un DVD actuellement en vente) et l’écriture de cet album. Les divers événements qui ont surgi durant ce laps de temps dans sa vie de femme ont inévitablement changé son regard sur Colette et c’est avec beaucoup de tendresse qu’elle nous explique la façon dont elle a abordé l’écriture de cette biographie pas comme les autres. Macha Méril est très vive, très cultivée, très douée et sa compagnie est vraiment très agréable. Après avoir présenté ses autres livres et parlé de son actualité théâtrale (elle entame une tournée d’une centaine de dates pour la pièce d’Oscar Wilde, « L’importance d’être constant »), la parole est laissée à Philippe Lorin.

Philippe Lorin est impressionnant !  Impressionnant par sa grande taille, impressionnant par son talent, impressionnant par la richesse de son travail. La discussion qui suit nous entraîne dans son univers de l’illustration : ses techniques d’illustrateur (l’aquarelle, la photographie retravaillée…), sa façon d’aborder la réalisation des albums, son expérience particulière avec les portraits qu’il a réalisés pour « Sur les pas de Colette », mais aussi sa rencontre et sa collaboration avec Macha Méril… 

Les dédicaces qui ont suivi ont fait beaucoup d’heureux mais c’est déjà le moment de quitter le Velvet et de braver le froid pour traverser le vieux pont de Blois et rejoindre le Liber-thés. Une nouvelle rencontre avec les lecteurs commence, les échanges sont nombreux mais le temps passe très vite et la journée marathon de nos deux invités se termine dans ce bar pas comme les autres…  

L’Ivre de lecture remercie chaleureusement Macha Méril et Philippe Lorin pour leur générosité et vous donne rendez-vous en janvier pour de nouvelles rencontres !

 

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Présentation de l’éditeur :
Dans une Bretagne secrète, César, né des amours d’une fille du pays et d’un soldat allemand, porte le poids d’un passé auquel il se sent étranger. Victime de l’opprobre fait à sa mère, tondue à la Libération, il est depuis sa naissance jugé, mal aimé, rejeté. Jusqu’à ce jour de 1969 où, accusé d’un viol qu’il n’a pas commis, il décide de briser le sort, quitte sa terre natale et la femme qu’il aime. De l’Inde à la mer de Béring, quinze années durant, il va parcourir le monde, se frayer son propre chemin comme on s’invente une seconde existence, malgré la violence et la brutalité des hommes. Intense, envoûtant, L’homme qui marche au bord du monde retrace, à travers l’itinéraire croisé de quatre personnages liés par un drame imprescriptible, le destin poignant d’un innocent en quête de liberté. Marie-Hélène Westphalen évoque, avec une pudeur qui donne à son premier roman toute sa force, des existences broyées, animées par le seul désir.

L’histoire
Vitalie, une jeune Bretonne, et Hans, un soldat allemand, donnent naissance à un petit garçon au teint de lait et aux cheveux roux prénommé César. Mais en période de guerre, le petit village de Vitalie ne l’entend pas de cette oreille et cette dernière est tondue sur la place publique pour avoir osé pactiser avec l’ennemi. César devient alors le mal aimé, le rejeté, le mauvais, le coupable idéal lorsqu’il s’agit d’arrêter un violeur. Innocenté, il décide de briser cette chaîne du malheur et bien qu’amoureux de Jeanne, il quitte son pays. Son voyage commence en Inde, où il travaille sur les chantiers et s’invente une nouvelle identité. Puis il revient en France et découvre la vie de marin. C’est alors que le destin le rattrape et que cette fois, c’est la prison qui l’attend. Quinze années se sont écoulées quand César décide de retourner au pays retrouver les siens : sa mère, Vitalie, sa fille, Alma, dont il ignorait l’existence et enfin Jeanne, son grand amour.

 Mon avis
Il est des romans qui, dès les premières lignes, vous envoûtent. « L’homme qui marche au bord du monde » est pour moi de ceux-là. Est-ce le sujet qui m’a interpellée ? Ou le style de Marie-Hélène Westphalen ? Sans doute un mélange subtil des deux.

Tout d’abord, ces quinze années d’exil sont décrites à travers les yeux et le cœur de quatre personnes : César évidemment, mais aussi Vitalie, sa mère, Alma, sa fille, et Jeanne, la mère de celle-ci. La succession de points de vue donne un rythme au roman et le besoin de faire une pause entre chaque changement de personnage a rendu ma lecture très agréable. J’ai ainsi pu ressentir la kyrielle de sentiments qui se dégagent forcément de ces situations douloureuses.

L’exil de cet homme mal aimé est décrit avec beaucoup de réalisme : réalisme des sentiments auxquels il doit faire face, réalisme des horreurs à supporter, réalisme de la vie en prison… La douleur d’une mère qui a vécu le départ soudain de son fils et qui subit depuis toujours le regard malveillant des gens du village est décrite avec beaucoup de sensibilité et de pudeur. Enfin, les questions et les doutes d’une enfant sur laquelle pèse un secret, celui de sa naissance, sont décrits avec beaucoup de force.

Les mots de Marie-Hélène Westphalen sont simples mais leur enchaînement crée des phrases magnifiques qui elles-mêmes créent une histoire extrêmement touchante.

Marie-Hélène Westphalen sera l’invitée de l’Ivre de lecture le 17 mai 2008 : la rencontre avec l’auteur de ce premier roman promet d’être très enrichissante. 

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Présentation de l’éditeur :
Histoire d’une petite fille dont le violon, compagnon magique, va sauver la vie, Anna et son orchestre est aussi le récit haletant et multicolore d’une famille en cavale à travers l’Europe orientale… Celle de la Belle Époque, où les nuits de prince ne s’évanouissent au point du jour que pour renaître inlassablement, soir après soir, dans la fièvre et le tumulte, pour le seul plaisir de la fête. 

 L’histoire
C’est l’histoire d’Anna, la mère de Joseph Joffo, auteur du célèbre roman « Un sac de billes ».  On est dans les années 1900, en Russie et Anna n’est encore qu’une petite fille. Dans sa famille, la musique a un rôle majeur puisque tous sont musiciens mais personne ne joue du violon comme Anna. Cette famille est heureuse jusqu’au jour où la menace qui pèse sur les juifs devient trop forte. C’est alors qu’Anna et sa famille quittent leur bourgade et commencent un périple à travers l’Europe de l’entre deux guerres. Au son du violon d’Anna, les escales se succèdent : Odessa, Istanbul, Budapest, Vienne… et enfin Paris qui attend Anna et son orchestre ! 

Mon avis
Tout comme « Un sac de billes », « Anna et son orchestre » est pour moi un roman d’une grande qualité. J’aime beaucoup l’écriture de Joseph Joffo qui allie la sensibilité, la subtilité et la sincérité.

Anna est un personnage drôle et attachant. Sa place de cadette de la famille lui confère un statut particulier et son amour de la musique transparaît à chaque instant. Au fil des escales, Anna grandit et entre dans l’adolescence, son regard change, celui des autres aussi, mais son amour de la musique demeure intact.

Au delà de l’aspect historique, ce roman est un véritable carnet de voyage. Les lieux traversés sont décrits à la perfection, je retrouve la beauté d’Odessa, les couleurs d’Istanbul et le son du violon arrive jusqu’à moi. 

Ce roman est magnifique et envoûtant : à faire lire autour de soi !

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Présentation d’Amélie Nothomb :« Stupeur et tremblements » pourrait donner l’impression, qu’au Japon, à l’âge adulte, j’ai seulement été la plus désastreuse des employés.  « Ni d’Eve ni d’Adam » révèlera qu’à la même époque, j’ai aussi été la fiancée d’un Tokyoïte très singulier. 

 

L’histoire
Amélie nous entraîne à nouveau dans son Japon natal qu’elle affectionne tant ! Elle vient d’y faire son retour et décide de donner des cours de français pour améliorer son japonais. Une annonce dans un supermarché plus tard, elle fait la connaissance de Rinri, un jeune nippon particulier, bien décidé à progresser dans la maîtrise de la langue de Molière. Passée l’étape des premières conversations incompréhensibles entre ce Tokyoïte et cette occidentale, ces deux jeunes atypiques vont se rapprocher…

 

Mon avis
Caché derrière une histoire d’amour peu banale, « Ni d’Eve ni d’Adam » traite en fait de la découverte de la différence. C’est pour moi ce qui rend ce roman très intéressant. La confrontation entre ces deux cultures est faite avec beaucoup de pudeur et pour la première fois avec un roman d’Amélie Nothomb, ce n’est pas le ton cynique et insolent qui a retenu mon attention. Comme toujours, Amélie a mis son humour particulier au service de cette histoire d’amour et certains passages sont drôles, voire cocasses (la rencontre entre Amélie et sa belle famille reste pour moi un des moments les plus amusants du roman !), mais la plupart du temps, c’est une belle histoire, attendrissante, voire émouvante.

Dans « Ni d’Eve ni d’Adam » j’ai également découvert les paysages qui caractérisent le Japon et j’en ai appris un peu plus sur les us et coutumes de ce pays si cher à l’auteur et si inconnu pour moi. Tout est très bien décrit et très vite je me suis sentie dépaysée. 

Enfin, le style d’Amélie est simple et léger, parfois pudique, toujours superbe, ce qui rend la lecture fluide et agréable. Amélie apparaît ici moins froide, moins délurée, moins hors normes que dans les autres romans que j’ai déjà lus. Finalement, elle me semble différente à chaque roman et toujours surprenante.

« Ni d’Eve ni d’Adam » est pour moi un très bon moment de lecture, frais et tendre !